La Durance

La haute durance

La Haute-Durance

Jusqu'au lac de Serre-Ponçon, la Durance circule dans une vallée plus ou moins large entourée des hautes montagnes du massif cristallin du Pelvoux. C'est une rivière alpine au régime nival, avec des hautes-eaux en juin et un débit soutenu même en été. Le torrent du Montgenèvre se jette dans la Clarée, traverse Briançon puis reçoit la Guisane. Il se dirige alors vers le sud et reçoit les eaux de la Gyronde (torrent glaciaire des Écrins) à L'Argentière-la-Bessée. Son cours s'infléchit vers le sud-sud-est jusqu'au confluent avec le Guil en dessous de Guillestre et Mont-Dauphin, puis repart vers le sud-sud-ouest et se jette dans le lac de Serre-Ponçon un peu en aval d'Embrun. Le confluent avec l'Ubaye a été noyé lors du remplissage du lac.

La Moyenne-Durance

Vallée de la Durance au niveau de la commune des Mées, avec au second plan la partie nord du Plateau de Valensole et en arrière-plan le Mourre de Chanier.

La moyenne Durance coule dans un paysage qui change radicalement, car les montagnes s’écartent et des plateaux de plus en plus vastes les remplacent. Le lit lui-même redevient encaissé, creusant dans les terrasses alentour un sillon de quelques mètres à quelques dizaines de mètres de profondeur. Ici, le régime de la Durance devient méditerranéen : crues provoquées par les pluies automnales, étiages sévères en été. Juste avant la clue de Sisteron, la Durance conflue avec le Buëch, qui a récupéré les eaux du canal EDF. De nombreux affluents mineurs au régime pluvial se déversent également près de Sisteron (Sasse, Jabron, Vançon).

Comme plus en amont, la Durance reste entourée de collines ou de plateaux, mais la vallée s’élargit en une plaine alluviale de plusieurs kilomètres de largeur (5 km à Manosque), récemment aménagée avec le développement d’une agriculture moderne et la construction de l'autoroute A51.

La rivière reçoit les eaux de la Bléone près des Mées, l’Asse quelques kilomètres au sud d’Oraison. Le Verdon se jette dans la Durance à proximité de Cadarache : le lieu de confluence est difficile à voir à moins de se placer en hauteur.

Plusieurs barrages ont été construits le long du cours moyen de la Durance, en plus de Serre-Ponçon : Espinasses, Sisteron, L’Escale et Cadarache. Ce sont plutôt des prises d’eau dont le but principal est de dévier la plus grande partie du débit de la rivière dans le canal EDF qui alimente des usines hydroélectriques ; les lacs qu’ils créent ne peuvent pas servir à réguler le cours de la rivière.

La Basse-Durance

La Durance, près d'Avignon.

La vallée se resserre sur quelques kilomètres avec le franchissement de la clue de Mirabeau (200 m de profondeur16), qui coupe un anticlinal de calcaires jurassiques17. Elle s'élargit ensuite de nouveau en une plaine encore plus large jusqu'au confluent avec le Rhône. Son orientation passe de nord-sud à est-ouest, comme les petits chaînons provençaux entre lesquels elle coule (Alpilles et Luberon). La Durance ne reçoit qu'un affluent significatif pendant cette dernière partie du cours : le Coulon, qui contourne le massif du Luberon par le nord.

Vers Avignon on y retrouve nos pêches spécifiques , de la Barthelase avec le Black Bass et aussi l'Alose , poisson de mer remontant dans nos riviéres.